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Presse Reviews

Rencontres insolites entre quelques pointures rock, folk ou blues, sur la
scène de la première édition du festival Rochefort en accords.
"Rochefort comme un boeuf"


Par Serge LOUPIEN lundi 29 août 2005 Liberation

C'est le festival le plus original de l'été. Le plus pointu aussi. Une invraisemblable concentration charentaise de musiciens familiers aux habitués du Who's Who de la rock music. Nick Lowe, Van Morrison, Willy DeVille, Marianne Faithfull, Beck, REM, The Stranglers, Mark Knopfler, James «Blood» Ulmer, Paul McCartney, Joe Strummer... tous ont été par le passé employeurs, ou partenaires, de l'un des noms inscrits à l'affiche d'une manifestation qui se revendique elle-même «imprévisible et inattendue».
Horizons divers. «Imprévisible, explique Philippe Thieyre, libraire-disquaire parisien (Parallèles), collaborateur de Rock & Folk et France Inter, et coanimateur de la fête, parce qu'à n'importe quel moment n'importe quel musicien peut en inviter un autre à monter sur scène.»
En jazz, on appelle ça : faire le boeuf. Mais si l'expression demeure et fait même partie de la mythologie du genre, à de rares exceptions près, elle n'est plus guère d'actualité, tant il est vivement conseillé désormais de swinguer carré.
D'où la singularité du concept imaginé par les organisateurs du festival (Thieyre, donc, et Karel Beer, programmateur pointilleux de l'Hôtel du Nord) : inviter des musiciens issus d'horizons divers (folk, blues, rock...) à se rencontrer autour de répertoires qui ne sont pas forcément les leurs.
«L'idée, dit Philippe Thieyre, était de pousser les uns et les autres à jouer avec des gens qu'ils ne connaissaient pas, sinon de réputation. Pour cela, au lieu de passer le temps d'un concert, nous les avons conviés à rester trois ou quatre jours, à manger au même endroit, afin de favoriser les rencontres. Beaucoup d'initiatives sont nées pendant les repas.
Après un quart d'heure de répétition, ils étaient prêts à monter sur scène. C'est dans ces moments-là qu'on mesure la qualité des musiciens présents. Dès qu'ils jouent ensemble, ils parviennent à s'accorder très très vite. Justifiant l'intitulé du festival : Rochefort en accords.»
Ainsi, durant trois jours, un pourcentage non négligeable de Rochefortais éclairés aura-t-il assisté à quelques «rencontres» insolites, telles celle du Français Johan Asherton et de l'Irlandais Paul Tiernan,
ex-guitariste de Donovan ; celle de ce même Tiernan et du contrebassiste californien John Lester ; celle du nouveau trio de Hugh Cornwell, du pianiste jazzy gallois Geraint Watkins et du spécialiste anglais de la pedal steel guitar B.J. Cole ; celle de Panama Red, ancien comparse de l'ingérable Texan Kinky Friedman, et du New-Yorkais Sal Bernardi, guitariste de Ricky Lee Jones...
Avec, en point d'orgue, l'arrivée impromptue de Jacques Higelin, embarquant d'emblée David Thomas
(ex-chanteur king size de Pere Ubu) et Rodolphe Burger (ex-Kat Onoma) sur son vol sécurisé New York-Paris, Paris-New York.
«C'est là encore une illustration du côté imprévisible du festival, remarque Philippe Thieyre. Si Higelin vient gracieusement sans être annoncé, on peut penser qu'à l'avenir un Mark Knopfler est capable de débarquer juste pour le plaisir ou qu'un mec comme Cabrel peut être tenté de se frotter à Geraint
Watkins, qui a joué avec McCartney. Tous les musiciens programmés sont exceptionnels et beaucoup de gens ont envie de jouer avec eux.»
Concerts gratuits. Le fait que la ville natale de l'extravagant Pierre Loti créateur de Ramuntcho, le contrebandier bondissant d'Ascain, dont la maison (qui se visite sur réservation) semble avoir été décorée par un Christian Lacroix sous ecstasy serve de cadre à un festival aussi atypique («Tous les participants sont rémunérés de la même façon», souligne Philippe Thieyre) peut être aussi considéré comme un signe quant à l'avenir de celui-ci.
La ville semble résolue à continuer de s'impliquer, la région et le département aussi. «L'esprit est là, note-t-on du côté de l'organisation. Si le budget reste modeste, le lieu est magique et la réussite totale sur le plan artistique.» A preuve, le succès des concerts gratuits de l'après-midi, qui ont fait globalement le plein. A Rochefort, l'imprévisibilité festivalière parait donc partie pour durer. Et prendre des formes toujours plus inattendues. «Il existe ici un studio d'enregistrement, affirme ainsi Philippe Thieyre. Il serait peut-être possible de se brancher dessus. Après avoir rodé quelques morceaux ensemble, les musiciens auront peut-être envie de les enregistrer. Qui sait..."


"Bonheurs harmoniques"
Philippe Barbot Télérama

Retour sur la première édition de Rochefort en accords, un festival folk-rock-blues qui privilégiait les rencontres entre artistes.

A Rochefort, c’est unique en France, les voitures pilent pour laisser traverser les piétons. A Rochefort, cité autrefois militaire et marine, les rues sont aussi rectilignes qu’à Manhattan. A Rochefort, on peut visiter l’extraordinaire maison de Pierre Loti, écrivain bourlingueur, fêtard et néanmoins académicien.
A Rochefort, on reconstruit à l’identique l’Hermione, le vaisseau qui transporta La Fayette jusqu’en Amérique. A Rochefort, Jacques Demy tourna jadis un film sur les demoiselles du même nom.
A Rochefort, existe désormais le festival musical le plus aventureux et inattendu de l’hexagone.
Ca s’appelle « Rochefort en accords », et ça rime à peu près. Trois soirées entièrement dédiées au folk, blues, rock et swing, imaginées par deux étrangers amoureux du genre, l’australien Karel Beer et le parisien Philippe Thieyre. Un peu dans l’esprit des « hootenanies » d’antan, ces fiestas champêtres au goût d’embruns salés et de pineau des Charentes, réunissaient, le week-end dernier une tribu de musiciens de tous pays, tous poils et toutes cordes. Un principe de base : jouer les chansons des autres et si possible, les uns avec les autres. On a pu assister ainsi à des boeufs mémorables et quasi historiques : essayez d’imaginer sur la même scène, Rodolphe Burger, ex-leader du groupe strasbourgeois Kat Onoma, David Thomas, ténor des trublions yankees de Pere Ubu, et Jacques Higelin, fou, fan et fils spirituel de Charles Trenet, entonnant en choeur le Passenger d’Iggy Pop ou le Paris New York dudit Higelin... De sa retraite du désert de Mojave, Captain Beefheart a du en sursauter d’émotion. Autre moment (Roche)fort, B. J. Cole, specialiste anglais de la pedal steel guitar, réclamé entre beaucoup d’autres par Björk, Beck ou REM, accompagnant Hugh Cornwell, ex-chanteur des Stranglers : always the sun...
Les concerts étaient répartis à travers la ville, entre deux scènes gratuites sises dans un coquet jardin et un seyant préau d’école, et un espace payant au pied du site de la Corderie (monument historique, tout en longueur, là où on fabriquait jadis les cordes... de bateau). Entre autres bonheurs harmoniques, on y vit le français Silvain Vanot ourdir une épique reprise du Cortez the Killer de Neil Young, le bilingue Johan Asherton s’attaquer au Don’t think twice de Dylan, ou le flamboyant americain Panama Red démontrer que le boogie-woogie avait encore de beaux jours devant lui. Autres révélations, le mandoliniste Vic Moan, américain de Paris, sorte de Tiny Tim do-wop, René Miller, lutin swing éternellement coiffé d’un feutre cabossé, ou Sal Bernardini, multi-instrumentiste travaillant avec Rickie Lee Jones et Willy deVille, et aussi expert dans l’art de souffler dans un harmonica que dans celui de téter une canette de bière. Impossible de les citer tous, ces dingos du folk-rock, mais honneur à la seule dame du lot, Clare Muldaur-Manchon, sorte de Joni Mitchell avec la pêche de Bette Midler.
Bref, une réussite conviviale et musicale, que cette première édition d’un festival qui batifole courageusement hors des sentiers rebattus, sans têtes d’affiches marketing ni fonctionnaires des tournées marathons. Un souffle d’air pur qu’on a envie de respirer à nouveau : rendez-vous l’année prochaine avec les damoiseaux de Rochefort.


Du 25 au 27 août derniers se déroulait dans la ville de Rochefort (que tout le monde connait bien sûr pour ses fameuses Demoiselles !) la première édition du festival Rochefort en Accords, décrit par le journal Libération comme «le plus original et le plus pointu de l'été».
Le principe est simple : faire se rencontrer le temps de quelques morceaux et bœufs improvisés des musiciens au talent incontestable mais malheureusement au nom trop peu connu du grand public.
Ainsi on a pu assister pendant deux jours à des rencontres exceptionnelles et magiques entre des musiciens comme le guitariste Irlandais Paul Tiernan (ancien musicien de Donovan) et l'excellent contre-bassiste Américain John Lester ou le français Johan Asherton, ou encore le Gallois Geraint Watkins, notamment compère de Paul McCartney, Van Morrison et Mark Knopfler, et le rockeur Américain Panama Red.
Suite à quelques changements de dernière minute, d'autres musiciens se sont rajoutés à cette belle affiche comme Jeb Loy Nichols en duo avec l'incontournable BJ Cole, grand spécialiste Anglais de la pedal steel guitar et qui participe régulièrement à l'enregistrement des albums de quelques grands noms du rock tels que Beck, Björk, REM et Marianne Faithfull. Enfin, et cerise sur le gâteau, Hugh Cornwell des mythiques Stranglers, est venu en trio à la fois pour nous présenter quelques uns de ses nouveaux morceaux mais également pour nous faire le bonheur de jouer quelques classiques des Etrangleurs tels que Peaches, (Get a) Grip (On Yourself) ou encore Walk On By ! Un vrai régal !
On peut dire que pour sa première édition, Rochefort en Accords n'aura pas fait les choses à moitié. Ainsi le week-end aura également été marqué par la présence de Jacques Higelin venu en invité surprise taper le bœuf avec ses acolytes Rodolphe Burger (Kat Onoma) et David Thomas (ex chanteur de Pere Ubu). Un grand moment d'anthologie notamment lorsque les 3 musiciens ont repris The Passenger d'Iggy Pop pour une version des plus intense et surprenante !
On peut donc dire que les spectateurs ont été sacrément gâtés pendant ce dernier week-end du mois d'août, une jolie façon de finir les vacances. Car si la fréquentation du festival a été un peu en dessous des prévisions, nul doute que tous ceux qui étaient présents sont repartis conquis... et difficile d'en être autrement lorsqu'on voit des musiciens de cette qualité prendre autant de plaisir à jouer ensemble et être capable d'improviser à n'importe quel moment et sur n'importe quelle chanson. Ainsi, le moment le plus intense restera sans doute le final du dernier soir durant lequel tous les musiciens présents (c'est à dire une bonne vingtaine !) ont investi la scène pour un jam endiablé de 10 minutes devant un public aux anges ! Une belle façon de clôturer la première édition d'un festival qui se dit lui-même « imprévisible et inattendu ». Vivement l'année prochaine pour la seconde édition ! *

The Performers in 2005
Hugh Cornwell band
David Thomas Rodolphe Burger

B.J. Cole Geraint Watkins thats a welsh flag Boo Hewerdine Jeb Loy Nichols
Clare Muldaur Manchon Olivier Manchon & Cedric Piromali
Paul Tiernan Panama Red John Lester
Rene Miller Band with George Wolfheart Paul Susen David Chalumeau
Chris Kenna Sal Bernardi
Johan Asherton Silvain Vanot
Vic Moan
+ Ronnie Caryl, Tina Provenzano & Jacques Higelin

Concert program page

Concert Timetable

Thursday 25 august : 18 h 30 : Concert off free concert

Friday 26th

14 h 30 – Ecole Colbert
Paul Tiernan & John Lester
16 h30 – Jardin du théâtre
Clare Muldaur Manchon, Olivier Manchon, Cedric Piromalli,
George Wolfheart & Paul Susen, Sal Bernardi & Panama Red
18 h 30 – Port de plaisance
Rene Miller Band & Tina Provenzano

21 h 00 - Longitudes Main Stage
Chris Kenna & Sal Bernardi / John Lester / Boo Hewerdine + John Lester
B.J. Cole & Ben Bayliss / Sylvain Vanot + Vic Moan
David Thomas, Rodolphe Burger & Jacques Higelin


23 h30 – Port de Plaisance – Off Free
*************************
Samedi 27
11 h 00 – Ecole Colbert
Johan Asherton + Panama Red & Vic Moan
14 h 30 – Place Colbert
Rene Miller & Tina Provenzano
16 h30 – Jardin du théâtre
Boo Hewerdine John Lester + Paul Tiernan
Panama Red & Geraint Watkins + Ronnie Caryl, George Wolfheart, Sal Bernardi, Paul Tiernan
18 h 30 – Rue Lafayette
Chris Kenna, Sal Bernardi + George Wolfheart & Vic Moan

20-30h - Longitudes Main Stage
Rene Miller Band + BJ Cole
Paul Tiernan + John Lester

Johan Asherton + John Lester & Sal Bernardi
Jeb Loy Nichols + John Lester, Sal Bernardi, Paul Tiernan & BJ Cole
Geraint Watkins & Panama Red + George Wolfheart, Sal Bernardi, Paul Tiernan & BJ Cole
Clare Muldaur Manchon Trio
Hugh Cornwell Band + Clare Muldaur Manchon, Geraint Watkins & BJ Cole

and to see the night out a mass jam to the tune of
"Sweet Home Rochefort"
with
Panama Red, Paul Tiernan, John Lester, Windsor McGilvray
Johan Asherton, Sal Bernardi, BJ Cole,
Geraint Watkins, Paul Susen, Rodolphe Burger
Clare Muldaur Manchon Trio


Throughout the two days and nights of the festival the musicians had
the opportunity of interacting with each other in a semi-spontaneous manner.
The results were quite extraordinary considering most of them had never met before.
From the list of interactive performers above you can get a pretty good idea of who was playing around.

The common threads and mutual appreciation that existed between all of the musicians assembled ensured that with the minimum of rehearsal they were able to sit in with each other and perform works from their respective repertoires.
Rodolphe Burger, for example, had for some time expressed a desire to work with David Thomas and he was delighted to learn that David (though not aware of Rodolphe's prolific output of diverse styles) was intrigued by the idea of this original and unexpected collaboration. BJ Cole, whose session credits could fill a phone book, played on Boo Hewerdine's first album when he was with Cambridge based band "The Bible" and sessioned with Hugh Cornwell during the Stranglers years. Hugh had prepared a specical set for the festival and eagerly incorporated Clare, Geraint and BJ into his show.
That was the intent and spirit of the first Rochefort en Accords and I was delighted
to have been able to assemble such a talented and generous group of musicians.

au bord du maire au bord du tablepaul tiernan a la une

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