Chris Smither

Hautement Fréquentable

Mercredi 24 Janvier 2006

Set list first set
Train Home / Origin Of Species / Lola / Crocodile Man / Help Me Now / Drive You Home
Diplomacy / Father's Day / Never Needed It More / Link A Chain / Can't Shake These Blues

Second Set
Confirmation / Love You Like A Man / Visions Of Johanna / No Love Today / I'm All Alone / Open Up
Shillin For The Blues / Thanks To You / Hold On / Killin' The Blues / Seems So Real / Leave The Light On
Encores
Statesboro' Blues / Dust My Broom


Nouveau CD
Leave The Light On (Rounder / Harmonia Mundi)

Libération par Serge LOUPIEN

mercredi 24 janvier 2007

Sympathique folkeux-bluesy porté sur l'acoustique et les ambiances laid-back, Chris Smither est à ranger dans la catégorie des songwriters avachis tels qu'on en rencontre des quantités, passé minuit, dans les bars à bière d'Austin, Texas, depuis que ce cossard de Jerry Jeff Walker, chef de file reconnu du mouvement (et influence manifeste du paisible Chris) a choisi de s'installer dans la région.

Comme Walker, Smither est d'ailleurs originaire de la côte Est, puisque natif de Miami, Floride (le 11 novembre 1944), bien qu'il ait grandi à La Nouvelle-Orléans et même fréquenté un temps l'université des Amériques située à Mexico, afin d'y préparer un diplôme d'anthropologue. Seulement à la même époque, la découverte inattendue d'un enregistrement de Mississipi John Hurt allait contrecarrer sa vocation scientifique.

Devenu familier des répertoires de Skip James et du révérend Gary Davis, Chris Smither, adoubé par un autre fameux troubadour floridien, Eric von Schmidt, s'est alors constitué un gentil répertoire personnel, qui lui a valu de voir des gens de la qualité d'un T-Stephen Bruton (ancien guitariste de Kris Kristofferson débauché par James McMurtry) s'intéresser à son sort (au point de produire pour lui l'album Up On the Lowdonwn), tandis que Bonnie Raitt, alors au sommet de sa popularité, reprenait son Love Me Like A Man; exercice auquel se sont essayées ensuite Diana Krall et The Dixie Chicks. On l'aura compris, Chris Smither est donc un personnage hautement fréquentable, que les Javaphiles ont l'occasion unique, ce soir, de fréquenter.

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Chris Smither est tout simplement un grand monsieur dans tous les sens du terme.
Francophone et francophile il a appris le français dans un lycée Parisien lorsque ses parents ont vécu à Paris dans les années ’50.
Sa façon si particulière de jouer la guitare il l’a appris entre les ruelles de la Nouvelle Orleans et les squares de Boston
en écoutant et fréquentant Mississippi John Hurt, Eric von Schmidt et Lightning Hopkins.
Son premier disque qui sombre dans un tiroir quelque part fut enregistré avec Lowell George et Dr John… quel gâchis !
Mais Chris est un survivant et ça s’entend dans sa voix et ses chansons qui sont pleins de mélancolie et une douce résignation. Bonnie Raitt qui a enregistré sa chanson "Love Me Like A Man" (bien avant Diane Krall) l’appel « mon Eric Clapton à moi »… peut-être mais il est surtout notre Chris Smither à nous et il est de retour après quatre ans d’absence.

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i had to change their faces


Chris Smither
avec Peter Mulvey
En Concert à l'Hôtel du Nord
18 & 19 Fevrier 2002

Set List 18th

Link Of chain / No Love Today / Rock 'n Roll Doctor / Shake These Blues / Never Needed It More
Love You Like A Man / Drive You Home Again / Hi Heel Sneakers
Wearin' Thin / Hold On / Killin' The Blues / Statesboro' Blues / Desolation Row
Help Me Now / Ouside Looking In / Duncan & Brady / Magnolia

Set List 19th
Link Of chain / Jailhouse Blues / No Love Today / I'm All Alone
Rock 'n Roll Doctor / Never Needed It More / Love You Like A Man / Wearin' Thin
Drive You Home Again / Hold On / Killin' The Blues /
Dust My Broom / Statesboro' Blues
Desolation Row / Frankie & Albert / Highheel Sneakers / Outside Looking In


En Concert à l'Hôtel du NordLundi 30 Juillet 2001

Au mois d'avril Chris nous a régalé avec un des meilleurs concerts que nous avons eu à l'HdN. (Et on a vu des choses!). Etonnant guitariste, grand chanteur avec une voix chaude et rugueuse pleine d'une fatigue qui est peut être le conséquence d'une vie trop rempli. Ses chansons sont intelligents et sensibles et souvent sont capables de solliciter des lames dans les yeux. Ses reprises des titres de Robert Johnson, Walter B. McGhee et Dylan sonnent comme si c'est lui qui les a écrit et font parties des meilleurs qu'on a jamais entendu. Il est fils d'un prof de l'Université de Tulane (à la Nouvelle Orléans) qui l'emmène à Paris dans les années '50 et il a fait ses études dans le 7ème. En 1966 il part pour Boston ou il rencontre Eric von Schmidt et commence à travailler avec Bonnie Raitt, qui l'appelle "mon Eric Clapton à moi". Elle a enregistré ses chansons tels que "Love You like a Man" et "I Feel the Same," Ses premiers disques solo sont sorties chez Poppy Records, (comme Townes Van Zandt). Son troisième disque enregistré avec Lowell George et Dr. John pour ne verra jamais le jour puisque United Artists ayant racheté Poppy ils mettent la plupart des artistes dans le placard avec les bandes. (Mais Chris aura-t-il une cassette des ces séances au moins?)


Après quelques années sans lumière - des problèmes de santé etc. (aura-t-il un peu trop côtoyé Townes Van Zandt ?) Chris revient sur l'avant scène au début des années 90.Une série de vraiment fabuleux disques sont enregistrés et il reçoit le NAIRD award pour le meilleur Folk Recording en 1993. En 1995 il signe chez Hightone Records (comme Geoff Muldaur etc.) et sort Up On The Lowdown produit comme les disques qui suivent par Stephen Bruton au Hit Shack à Austin Texas. En 1997 il sort Small Revelations, un disque fabuleux. Ensuite il tourne avec B.B. King, Bonnie Raitt, Nanci Griffith, et le "Monsters of Folk" tour avec Ramblin' Jack Elliott, Dave Alvin, et Tom Russell. Emmylou Harris enregistre son chanson "Slow Surprise" pour le film "The Horse Whisperer" et il a eu le plaisir de clouer un autre disque d'or sur son mur.
Les Inrockuptibles en mai 1995 ont écrit... Sombre prairie. Ce nouveau romantique sur la scène du country blues navigue avec élégance parmi les influences de ses aînés.Un autre chanteur de country, et patatras, à la trappe ! Le marché américain, et, partant, mondial, n'en peut plus d'absorber ces artistes talentueux, humains et signifiants. Celui qui nous occupe ici tourne inlassablement aux USA et en Europe, comme de bien entendu, et a même composé pour John Mayall ou Bonnie Raitt. Mais on ne va pas s'arrêter pour autant sur le cas d'un chanteur assez bouseux pour écrire des choses comme : "Où étais-tu quand est mort Elvis ? Beaucoup de gens se sont assis et ont pleuré/Je m'en fous de te le dire, j'ai pleuré moi aussi.'' Eh bien si. Car, s'il a réellement fallu neuf jours pour enregistrer ça, on est assez prêt à convenir que Chris Smither (avouons-le humblement : jusque-là inconnu sur nos tablettes) pourrait très vite rejoindre la cour des plus grands. Il se dégage en effet de son Up on the lowdown un charme évident, une atmosphère seulement générée par les talents originaux. Il n'est pourtant pas facile d'évoluer dans ce créneau (guitare boisée et riffs basiques) où des artistes comme Leo Kottke ont su se montrer si magistralement ennuyeux. Le soleil d'Austin a certainement contribué à la mise en place de ces climats de délicatesse, de mélancolie voilée. Mais l'Américain ne doit qu'à peu de prédécesseurs sa synthèse aboutie d'influences country (pour une fois attaquées par la face sentimentalité, et tant pis pour les outlaws gros bras) et de ce blues du Delta qui lui colle aux doigts, dans son approche du manche ­ sincérité et évidence ­ et la profondeur de son chant. C'est, mine de rien, l'exemple assurément rarissime du noir et du blanc qui s'épousent, dans le même romantisme, le même swing : d'une certaine façon, le balancement du yodel. C'est aussi un plaisir presque inédit d'apprécier un picking aussi peu démonstratif et exhibitionniste. C'est enfin la jouissance retrouvée de ces arrangements naïfs (jusqu'au mutin petit coup de cymbale) et l'irremplaçable rondeur et chaleur de la contrebasse. Comme, en plus, Chris Smither est triste mais sait se tenir, n'est pas rebuté par une hillbilly-song épatamment rupestre (Jesse Winchester et Bob Dylan), on est bêtement et viscéralement content de saluer la digne fierté qui le fait assurer : I'm not a passenger, I am the ride. Il nous entraîne dans ces rares voyages où l'on se contrefout des étiquettes (soyons clair : Smither peut sonner rock'n'roll si ça lui chante), où l'on peut se déchirer sans cris, et où l'authenticité de l'expression perfore le centre de la cible. Dans Jailhouse blues, seul ou presque, il s'installe très tendrement, caressant les cordes du bout du coeur, chantre d'un monde pitoyable, miséreux et splendide. Alors, le disque s'achève ; et les portes de nos prisons, elles, s'ouvrent en grand. C. Larrede François Branchon pour Sefronia.com a écrit
Blues acoustique à dominante de guitare (et à majorité blanche), avec les figures montantes de ces derniers mois (Alvin Youngblood Hart, Keb' Mo' et R.L. Burnside), quelques valeurs sûres (Dr John, John Hammond, Corey Harris, Rory Block et Sue Foley), d'autres moins affirmées (Steve James, Woody Mann, Guy Davis, Tab Benoit) et le méconnu Chris Smither, déjà auteur de trois albums (difficiles à trouver), ami de Jorma Kaukonen avec qui il enseigne la guitare au Fur Peace Ranch et joue dans le plus pur style du premier album de Hot Tuna. Pas de reprises, rien que de l'original doré sur cordes.
Visitez netbeat.fr pour plus sur ses disques ou bien achetez les ches Crocojazz rue de la Montagne St Genevieve Paris V.

Et on peut meme voir un concert de chris à Toronto 2/7/2001
http://www.primeticket.net/shows/chrissmither/


En Concert à l'Hôtel du NordMercredi 2 Mai 2001

Il faut que j'avoue que je connaissais Chris par nom mais j'ignorais sa musique quand son agent m'a contacté au mois de mars. Donc je cours chez Gilles à Crocojazz pour demander son avis sur M. Smither. Quand je prononce son nom ses yeux brillent et il me fait écouter un de ses disques. J'ai faillit tomber par terre - Chris est vraiment très, très bon. Excellent guitariste, grand chanteur avec une voix chaude et rugueuse, il écrit des chansons intelligents et sensibles et ses reprises des titres de Robert Johnson ou Walter B. McGhee font parties des meilleurs que je n'ai jamais entendu. Donc Chris est à rater sous aucun prétexte.

www.smither.com