another astounding triple bill
in concert
Peter Case
John Doe
Michael Weston King
have you heard everybody's talking ?
La Java
14 Novembre 2005
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Peter Case qui sera à Paris pour notre troisième concert ensemble.
Quand j’ai démarré les concerts à l’Hôtel du Nord il y a sept ans c’était avec l’intention de faire venir deux des musiciens pour lesquelles j’avais une appréciation particulière Clive Gregson & Peter Case. Mission accomplie puisque ça fera trois fois pour chacun d’eux que j’aurais eu le plaisir d’écouter leur musique hors pair.
La dernière fois que Peter est venue c’était avec son compagnon de route et écriture Bob Neuwirth
et cette fois-ci il sera aussi bien entouré par John Doe & Michael Weston King
pour un concert de « song trading » qui s’annonce comme un tour de magie musical.
A premier vu ce duo Case-Doe peut apparaître surprenant. Peter l’ex leader du group power-pop The Plimsouls partageant la scène avec l’ex leader de X, groupe phare du mouvement « art punk » américain. Mais au début des années ’80 The Plimsouls & X furent deux des groupes les plus en vu à Los Angeles et Peter & John ont beaucoup des points de repère en commun.
Ce qui est évident quand on écoute leurs derniers CD’s.
Personnellement je serai ravi de passer du temps en leur compagnie ayant sortie The Plimsouls’ premier single « A Million Miles Away » en Angleterre et passé sur le premier album de X en faveur d’un disque de The Flesheaters produit par John Doe.
Ni un ni l’autre n’a vendu qu’un poigné d’exemplaires mais des fois il faut prendre des risques. Vous ne risqueriez que de prendre du plaisir en assistant à leur concert le mois prochain.Karel
Rock. Peter Case et John Doe avec Michael Weston King.
Trois voix, six possibilités
par Philippe BROCHEN -Liberation
Lundi 14 novembre 2005
Deux légendes sur le retour occupent la Java ce soir. Deux icônes vénérées par les férus du pop-rock américain des années 80 : Peter Case, ex-Nerves (1976-1977) puis Plimsouls (1980-1985 et de nouveau en 1997), et John Doe, ex-X (1980-1994).
Pour qui affectionne les mélodies ouatées portées par une rare énergie électrique, la powerpop des Plimsouls reste un précieux souvenir. L'enthousiasme des critiques n'empêchera pas le groupe de Los Angeles de se désagréger dès 1985. Peter Case, leur guitariste-chanteur, explorera dès lors une veine pop-folk singulière. Pour justifier une amplification désormais minimale et des chants plus plaintifs, Case confiait à la sortie, en 1986, de son premier album solo : «L'intensité ne réside pas dans le boucan.» Une petite dizaine suivront, aux influences diverses, jusqu'au dernier en date, Crooked Mile, prétexte à ce concert parisien.
Le virage de John Doe est encore plus radical. Après avoir porté la basse et le chant de X, mythique groupe punk de Los Angeles dans Moins que zéro, Bret Easton Ellis ne cesse de faire référence au groupe , Doe s'est lancé en 1990 dans une carrière musicale solo countrysante, puis, parallèlement, d'acteur (à la télé notamment).
Mais c'est un troisième larron moins connu qui est l'origine de cette soirée : Michael Weston King. Admiré par Townes Van Zandt, ce songwriter anglais partage avec Peter Case une passion pour le club de foot Manchester United. Lors d'une rencontre au festival d'Austin (Texas), Case a provoqué Weston King : «Trouve-moi une place à Old Trafford [le stade de Manchester, ndlr] et je viens.» C'est ainsi qu'est née cette tournée européenne, où chacun des trois s'élancera d'abord en solo, avant que deux duos se forment, puis le boeuf final.
Chronique
PETER CASE“Full Service No Waiting” vanguard/ east west
Le leader des Plimsouls ne chôme pas. Comme il nous l’annonçait dans ces colonnes, la reformation du groupe (dont la tournée européenne a malheureusement été annulée) ne signifie en rien l’abandon de sa carrière en solitaire. En voici la preuve, avec ce sixième album solo, son troisième pour Vanguard, mais aussi le premier à recevoir un traitement promotionnel digne de son auteur. En effet, si “Sings Like Hell” paru en 1994, était un album petit budget enregistré à ses frais par Case où il reprenait essentiellement des standards du folk, “Torn Again”, paru deux ans plus tard et fabriqué avec des moyens plus importants ne fut jamais distribué par chez nous... Ce coup-ci, c’est le bon: un album de onze titres originaux, bien produit (par Andrew Williams, qui avait déjà réalisé le “Kool Trash” des Plimsouls), et disponible près de chez vous (bon, pas en tête de gondoles, hein, faut pas rêver non plus...). La musique est à tendance acoustique avec groupe, alternant avec bonheur les climats folks sous influence Dylan (“On The Way Downtown”, “Crooked Mile” et d’autres) et country, dans le bon sens du terme (lire ‘au sens où Gram Parsons faisait de la country’), sur “Beautiful Grind”. Un recueil de belles chansons, bien jouées (superbes parties de guitares) et bien chantées, d’une voix que les fans des Plimsouls auront peut-être du mal à reconnaître. Est-ce bien notre Peter Case se demanderont les rockers intégristes en chemise à jabot ? Oui, c’est le même, qui toute sa vie durant a conjugué l’amour du rock et du folk. Comme ce journal, donc. Tiens, on devrait le mettre en couverture! Comment ? Dans un million d’album ? Chiche...
Stan Cuesta Rock & Folk
Peter Case
& Bob Neuwirth
En Concert
Aux Étoiles
Mercredi 11 Décembre 2002Né en 1954 à Buffalo dans l'état de New York, Case a grandi en écoutant les disques que lui ramenaient ses deux surs plus âgées : Elvis, Chuck Berry, les Beatles. Un peu plus tard, il se passionne pour le blues et le folk de Mississippi John Hurt, Leadbelly et Woody Guthrie, si bien qu'à l'âge de quinze ans, il quitte le domicile familial pour vivre comme un troubadour, à jouer aussi bien dans la rue que dans les coffee houses. C'est sur les trottoirs de San Francisco en 1976 qu'il fait la connaissance de Jack Lee. Avec lui et Paul Collins, Case forme les Nerves ; le groupe ne fait pas long feu mais a juste le temps d'enregistrer un EP de quatre chansons qui contient une certaine "Hanging On The Telephone" qui fera le bonheur de Blondie quelques années plus tard. Après quelques changements de personnel, les Nerves se changent en Plimsouls et affinent leur recette, un mélange de power-pop, de roots rock, de punk et de new-wave. En 1981, le groupe publie un premier album qui contient pas mal de tubes en puissance ("Zero Hour" ou "Hush Hush") et pourtant, reste un peu noyé dans la masse des formations new-wave qui occupent alors la scène de Los Angeles. Il suffira alors d'un tube, "A Million Miles Away" composé pour la B.O du film Valley Girl, pour que les Plimsouls entrent enfin dans la lumière et deviennent un groupe reconnu. En 1983, les Plimsouls, en route vers la gloire, sortent un deuxième album sur Geffen mais Peter Case saborde le groupe pour se lancer dans une carrière solo de singer-songwriter. Il lui faudra attendre trois ans pour sortir, toujours sur Geffen, un premier disque, sobrement intitulé Peter Case. Produit par T-Bone Burnett, le disque renferme des chansons folk énergiques co-écrites avec Burnett, mais aussi avec la première femme de Case (et aujourd'hui compagne de l'ex-Jayhawks Mark Olson), Victoria Williams. John Hiatt et Roger McGuinn (Byrds) sont parmi les stars invitées à participer au disque.
L'un des rares "rockers" à avoir déjà pu roder ses chansons en acoustique, Peter Case jouit, dans cette nouvelle carrière, du même succès qu'il avait du temps des Plimsouls. Sur le fait qu'il soit considéré comme un pionnier, qu'il aurait, au début des années 80, contribué à lancer le mouvement "unplugged", Case est très lucide : "Je le sais et le revendique, j'ai été le premier de ma génération à débrancher, à épouser une carrière de chanteur/songwriter ; on m'a pris pour un fou. Les gens de mon groupe et de la maison de disques voulaient me tuer. On m'a empêché de sortir un disque solo pendant plus d'un an, mais j'ai vu l'avenir, j'ai eu une vision de ce qu'il fallait que je fasse. Je voulais suivre les chansons, elles m'indiquaient le chemin à suivre. Tout me rattrape maintenant, le temps joue pour moi et toute cette scène actuelle de singer-songwriters vient me donner raison. Je savais qu'en tenant bon lors des moments difficiles, j'y arriverai. La route pour les singer-songwriters est une route longue et poussiéreuse, comme on dit ; on est ni plus ni moins des poètes freelance.
En 1989, il publie donc The Man With The Blue (Post-Modern Fragmented Neo-Traditionalist) Guitar (ouf !), un disque de nouveau enregistré avec un casting de choix : David Hidalgo (Los Lobos), Ry Cooder et Benmont Tench.
En 2000, Vanguard lui propose, l'an dernier, de produire un disque hommage (Avalon Blues) à son héros, Mississippi John Hurt, album où Case convie Chris Smither, Bruce Cockburn, Lucinda Williams, Beck, Dave Alvin, Gillian Welch ou Ben Harper, bref le gotha roots convoqué, depuis le raz-de-marée Oh Brother, sur tout projet du genre digne de ce nom.Nouveau CD "BeeLine" (Vanguard)
http://www.petercase.com
Mardi 20 Novembre 2001
en concert solo et acoustique
Peter Case
ex Plimsoul a cartonné à l'Hôtel du Nord
Peter Case était le leader du groupe légendaire de Los Angeles The Plimsouls et quand j'avais un label à Londres, au début des années 80, j'ai sorti leur étonnant 45 tours "A Million Miles Away" à l'indifférence générale. Si j'ai commencé à faire des concerts acoustiques à Paris c'était avec l'int-ention de faire venir Clive Gregson (qui est déjà passé deux fois) et Peter Case. Donc le 20 novembre un rêve se réalise. Les Plimsouls était un magnifique groupe de rock americain auquel Peter a apporté des superbes chansons, sous l'influence Dylan/ Lennon et quand le groupe s'est arrêté, pour la première fois, il y a 14 ans, il a entamé une carrière de singer song-writer en solo. Il était un des premiers rockers à débrancher sa guitare pour donner des concerts intimes et entre 1986 et 2001 il a sorti une flopée de très, très bons albums. Récemment il a produit l'excellent projet "Tribute to Mississippi John Hurt", un Cd qui réunit des artistes que nous connaissons bien tels que : Chris Smither, Geoff Muldaur, Bruce Cockburn etc. Karel
Nouveau CD "Flying Saucer Blues" (Vanguard)
"Peter Case is perhaps the original rocker gone acoustic. He led the way and continues to keep both his integrity and excellent songwriting intact."
Elliott Murphy
lisez l'article dans rolling stone
Peter Case
En tournée en Europe à l'occasion d'un nouveau disque ("Flying Saucer Blues", malheureusement pas sorti chez nous), Peter Case faisait le 30 octobre dernier, grâce à la ténacité et l'enthousiasme du programmateur des soirées acoustiques de l'Hôtel Du Nord, Karel Beer, enfin étape à Paris, le temps de donner un concert unique et une interview à... Crossroads.
Emmitouflé dans une bonne vieille écharpe en laine, Peter Case est à la fois serein et content. Content d'être à Paris parce que ses visites sont rares. Serein car, après avoir mangé de la vache enragée pendant quelques années, le temps de la récolte semble être enfin venu pour lui. En effet, l'actuelle et florissante scène de songwriters dont il pourrait être le parrain, lui donne chaque jour raison des choix de carrières pourtant pas faciles qu'il dut faire pour rester intègre et vrai. Car, rendons à César ce qui est à Peter (ou l'inverse), Case a été le premier, au tout début des années 80 à se lancer dans une improbable carrière de singer/songwriter, tournant le dos au succès de son groupe rock d'alors, The Plimsouls.
Né en 1954 à Buffalo dans l'état de New York, Case a grandi en écoutant les disques que lui ramenaient ses deux surs plus âgées : Elvis, Chuck Berry, les Beatles. Un peu plus tard, il se passionne pour le blues et le folk de Mississippi John Hurt, Leadbelly et Woody Guthrie, si bien qu1à l'âge de quinze ans, il quitte le domicile familial pour vivre comme un troubadour, à jouer aussi bien dans la rue que dans les coffee houses. "Si tu veux faire chanteur aux Etats-Unis", dit-il, "c'est comme ça et pas autrement. Tu prends ta guitare et tu traces ta route". C'est sur les trottoirs de San Francisco en 1976 qu1il fait la connaissance de Jack Lee. Avec lui et Paul Collins, Case forme les Nerves ; le groupe ne fait pas long feu mais a juste le temps d'enregistrer un EP de quatre chansons qui contient une certaine "Hanging On The Telephone" qui fera le bonheur de Blondie quelques années plus tard. Après quelques changements de personnel et un déménagement à Los Angeles, les Nerves se changent en Plimsouls et affinent leur recette, un mélange de power-pop, de roots rock, de punk et de new-wave. En 1981, le groupe publie un premier album qui contient pas mal de tubes en puissance ("Zero Hour" ou "Hush Hush") et pourtant, reste un peu noyé dans la masse des formations new-wave qui occupent alors la scène de Los Angeles. Il suffira alors d'un tube, "A Million Miles Away" composé pour la B.O du film Valley Girl, pour que les Plimsouls entrent enfin dans la lumière et deviennent un groupe reconnu. En 1983, les Plimsouls, en route vers la gloire, sortent un deuxième album sur Geffen mais Peter Case saborde le groupe pour se lancer dans une carrière solo de singer-songwriter.
"Oui, à l'origine, j'avais ce groupe, les Nerves, où je jouais de la basse ; j'étais jeune, je voulais jouer dans un groupe ; on s'est amélioré et on est devenu les Plimsouls. Ça commençait à bien marcher pour nous et puis soudain, un soir sur scène, à Lubbock au Texas, j'ai su ce que je voulais faire ; ce n'était pas une décision facile mais je n'étais pas heureux... Il fallait que je quitte le groupe pour suivre ma propre voie ; j'en ai bavé un peu ensuite. Il y a d'ailleurs un livre, paru récemment, qui relate justement cela ; il s'intitule "Rip It Up ! Rock & roll Rulebreakers" et rend hommage aux anarchistes, aux rebelles du rock (Costello, Kinks, Spiritualized), ceux qui ont mis leur carrière en péril pour faire ce qu'ils ressentaient au fond d'eux-mêmes. "Il lui faudra attendre trois ans pour sortir, toujours sur Geffen, un premier disque, sobrement intitulé Peter Case. Produit par T-Bone Burnett, le disque renferme des chansons folk énergiques co-écrites avec Burnett, mais aussi avec la première femme de Case (et aujourd'hui compagne de l'ex-Jayhawks Mark Olson), Victoria Williams. John Hiatt et Roger McGuinn (Byrds) sont parmi les stars invitées à participer au disque.
L'un des rares "rockers" à avoir déjà pu roder ses chansons en acoustique, Peter Case jouit, dans cette nouvelle carrière, du même succès qu'il avait du temps des Plimsouls. "Oui, les artistes qui m'intéressent ont ces deux facettes ; j'aime un type comme Neil Young qui est capable d'être très intimiste et la minute d'après, peut mettre le feu avec un groupe. J'ai moi-même commencé à la guitare électrique et je jouais simultanément un show en groupe dans un club et un set acoustique en solo dans un coffee-house. L'accompagnement, la forme musicale sont juste des outils que j'utilise pour faire passer mes histoires, selon l'endroit où il faut que je les joue".
Quand on lui parle de famille musicale, Case cite de suite Alejandro Escovedo. "Je connais Al depuis toujours ; on jouait ensemble dans les rues de San Francisco. Mon violoniste David Perales joue aussi avec lui. Évidemment, je suis pote avec Steve Earle qui a toujours été un grand fan de mes disques. Et puis, oui, j'entretiens aussi des rapports privilégiés avec des types comme Steve Wynn, Sid Griffin ou Chuck Prophet : tous des ex de la scène californienne Paisley Underground".
Sur le fait qu'il soit considéré comme un pionnier, qu'il aurait, au début des années 80, contribué à lancer le mouvement "unplugged", Case est très lucide : "Je le sais et le revendique, j'ai été le premier de ma génération à débrancher, à épouser une carrière de chanteur/songwriter ; on m'a pris pour un fou. Les gens de mon groupe et de la maison de disques voulaient me tuer. On m'a empêché de sortir un disque solo pendant plus d'un an, mais j'ai vu l'avenir, j'ai eu une vision de ce qu'il fallait que je fasse. Je voulais suivre les chansons, elles m'indiquaient le chemin à suivre. Tout me rattrape maintenant, le temps joue pour moi et toute cette scène actuelle de singer-songwriters vient me donner raison. Je savais qu'en tenant bon lors des moments difficiles, j'y arriverai. La route pour les singer-songwriters est une route longue et poussiéreuse, comme on dit ; on est ni plus ni moins des poètes freelance.
En 1989, il publie donc The Man With The Blue (Post-Modern Fragmented Neo-Traditionalist) Guitar (ouf !), un disque de nouveau enregistré avec un casting de choix : David Hidalgo (Los Lobos), Ry Cooder et Benmont Tench, le clavier des Heartbreakers de Tom Petty. Interviewé par Rolling Stone cette même année, Bruce Springsteen citera Case comme le songwriter qu'il écoute le plus. Trois ans plus tard, Case revient avec Six-Pack Of Love, un retour vers quelque chose de plus rock qui reste le seul flop de sa carrière. Solidaire, Geffen le vire mais le musicien, pas démonté pour autant, s'auto-produit et sort lui-même en 1993 Peter Case Sings Like Hell, un disque enregistré, chez lui à Los Angeles, dans sa salle à manger avec l'ex-Lone Justice Marvin Etzioni. L'impact de ce nouvel album lui vaut d'être courtisé par le prestigieux label folk Vanguard qui le signe et publie en 1995 Torn Again, la plus belle collection de chansons folk que Case ait enregistrées depuis Blue Guitar. En 1996, les Plimsouls se reforment le temps de quelques concerts pour le fun et d'une session dans les studios Epitaph. Il en résultera un ultime album, Kool Trash, en
1998, sorti sur l'indépendant Shaky City. Cependant, Case continue à enregistrer et tourner en solo. Consécration, en 1997, il anime des stages pour songwriters au club folk Ash Grove à Santa Monica, se voit confier le programme musical du Getty Museum à Los Angeles et interprète des chansons des Beatles avec Sir George Martin au Hollywood Bowl.
Ses deux derniers albums pour Vanguard, Full Service No Waiting (1997) et Flying Saucer Blues (2000) maintiennent un sacré niveau de qualité. Leur auteur ne cache d'ailleurs pas sa fierté à leur égard : "Ces deux disques ont été enregistrés avec la même équipe (producteur, musiciens), et dans la foulée. C'est d'ailleurs bizarre, au final, qu'ils sonnent aussi différemment. J'étais vraiment content de l'équipe, surtout du producteur Andrew Williams qui m'a réellement compris. J'ai pourtant travaillé avec Mitchell Froom et T-Bone Burnett mais dans mon cas, plus le producteur est puissant, plus il a de pouvoir, plus ma musique en souffre. Flying Saucer Blues a été fait en deux semaines. Pour moi, il a été énormément influencé par le Rubber Soul des Beatles ; c'est en tout cas ce à quoi je pensais au moment de l'enregistrement. Cela se perçoit dans l'esprit, je crois, dans l'approche mélodique : des chansons ouvertes auxquelles on peut facilement s'identifier".
Enfin, Vanguard lui propose, l'an dernier, de produire un disque hommage (Avalon Blues) à son héros, Mississippi John Hurt, album où Case convie Lucinda Williams, Beck, Dave Alvin, Gillian Welch ou Ben Harper, bref le gotha roots convoqué, depuis le raz-de-marée Oh Brother, sur tout projet du genre digne de ce nom. Interrogé sur Oh Brother et le revival folk qui, après avoir touché les Etats-Unis, gagne maintenant l'Europe, Peter Case déclare "le travail que je fais ainsi que celui de nombreux autres artistes doit probablement payer. Le public, de plus en plus nombreux, est à la recherche d'authenticité. Dans les années 80, on a tellement tourné le dos à nos racines qu'il est normal
Qu'on veuille aujourd'hui aller dans l'autre sens.
Prolifique est un adjectif qui semble être décidément indissociable du métier de chanteur-songwriter. En effet, Peter Case, dans la foulée de Avalon Blues et de son dernier disque pour Vanguard, a trouvé le temps d'enregistrer un nouvel album, sorti sur son propre label Travelin' Light et disponible sur son site internet (www.petercase.com). "Il s'intitule "Thank You St. Jude" annonce l'interessé. "C'est un disque globalement enregistré en duo avec mon violoniste David Perales. L'histoire, c'est qu'on était sur la route depuis très longtemps, on venait de se farcir plus de 100 dates d'affilée et on avait une journée de repos à San Francisco. On a booké un studio et on a joué notre show (celui de la tournée) ; le disque était enregistré en deux après-midi. Il est constitué de vieux morceaux à moi désormais introuvables : des chansons tirées de mon premier album et de Blue Guitar, mais dans des versions meilleures que les originales. Et puis il y a quelques traditionnels comme "Leaving Home" de Charlie Poole".Texte : Isabelle Dandré Crossroads #2