in concert
Josh Rouse

& band
special guest
Erin Mckeown

dimanche 6 mars 2005
Le Trabendo
parc de la Villette Paris 19

new CD
"Nashville" Ryko



Les aime-t-on assez bien, ces artisans du songwriting vieux style, ces petits maîtres aux guitares en bois clair, aux couplets longuement polis, ces modestes aux ambitions peu maquillées ? On feint de se désoler de leur succès trop chiche. Leur tiédeur bienfaisante nous tiendrait-elle aussi chaud, diluée dans le grand courant ? On continue pourtant de leur demander trop : deux ou trois mélodies qui s'incrustent, un grain de voix à faire déraper le train-train. Ou pas assez : ces albums gorgés de tempos médium finement ciselés, mais où rien ne dépasse.

Josh Rouse a des atouts dans sa manche : un timbre agréable, un phrasé mi-nonchalant, une culture bien sentie. Nashville confirme aussi un goût du concept light. L'album précédent (1972) voyageait dans le temps, celui-ci s'arrête en ville et s'y balade. Au deuxième morceau, une légère accélération secoue la baraque, l'ami Josh balance des « pa-la-la-la-pa-pa » qui font illico remonter sa cote, un chorus carillonne sur tapis de guitare steel : resurgit l'ombre exemplaire et bonasse d'un Nick Lowe, jadis parangon méconnu (forcément) de ce country-rock sucré-salé n'ayant rien oublié des classiques et laissant flotter sa chemise au vent du jour. Ça y est, de l'air circule. Comme souvent, c'est quasi seul au coin du feu que Josh Rouse nous fera mollir à la fin, sauvant un peu plus Nashville de l'injuste oubli qui rôde autour de son espèce.
François Gorin Télérama n° 2875 - 18 février 2005

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Ce garçon ne cassera jamais la baraque. Il est trop poli pour cela, trop bien élevé, et sa musique, exagérément subtile, ne remplira jamais les grands dômes tels que Bercy ou le Zénith. Josh Rouse fait partie de la nouvelle génération des chanteurs folk : discret, délicat, sans engagement politique particulier, mais plein de poésie et de culture comme le montre le bel ordinateur portable installé à côté de lui où sont gravées quelques centaines de chansons glanées au fil des rencontres. Il appuie sur la touche Chet Atkins et vibre au son de ce grand guitariste, puis à celui du splendide bluesman Jimmy Reed qu’il vient de découvrir. Josh est passionné, il ne pense qu’à écouter des chansons, à en écrire, à jouer, et c’est pourquoi la liste de ses albums est déjà imposante : Dressed up Like Nebraska, Home, Under the Cold Blue Stars, le soul 1972 (sa date de naissance)...
Le public s’est pris d’affection pour ses mélodies soyeuses, finement arrangées et sur lesquelles flotte une douce voix d’oiseau sculptée sous le meilleur ciel. Ce ciel, c’est la prestigieuse Nashville où l’artiste a grandi, la capitale musicale aux compositions colorées de country. Josh a d’ailleurs intitulé son nouvel album Nashville, un beau recueil, parfois un peu trop propre, de ballades lyriques à l’humeur bleue. Le beau recueil, assez autobiographique, d’un jeune homme tranquille et nomade. Aujourd’hui, Josh a choisi de vivre dans le sud de l’Espagne. Il y a rencontré une femme et apprend la langue. Suivons-le.

FAUT-IL Y ALLER ? Une belle liberté, une insolente facilité aussi dans la composition et l’exécution : un concert de Josh Rouse ne se manque pas !
Stephane Koechlin Figaroscope

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Si vous aimez les divorcés dépressifs, ma musique est pour vous», statuait l'an dernier ce chanteur-compositeur originaire du Nebraska dans une interview extraite de son DVD The Smooth Sounds of Josh Rouse. Cette formule adéquate le reste sur son nouvel album. Une guitare pedal-steel plaintive lancinante se fait parfois entendre parmi les arrangements opulents, mais Nashville n'a rien à voir avec son titre. Inutile de s'attendre ici à un quelconque hommage au country & western : Rouse a convoqué quelques-uns des héros de sa jeunesse années 80, tels les Smiths et Prefab Sprout, tout comme il revisitait le rock américain de la moitié des années 70 sur son précédent CD 1972. A son crédit, Rouse évoque de façon crédible la grandeur mélancolique de Johnny Marr et Paddy McAloon sur l'adorable Street Lights, et l'album regorge de pop rock lancinant et aérien et tout à fait séduisant. Côté paroles, il est toujours fortement question de coeurs brisés, et nombre d'auditeurs songeront à leurs propres amours défuntes en entendant la voix endormie de Rouse. Mais, à l'instar de ses modèles, il a appris comment métamorphoser introspection émotionnelle lugubre en catharsis musicale étrangement enjouée, et réussit du coup avec Nashville son meilleur album à ce jour. Hypothèse à confirmer sur scène dimanche soir à Paris au Trabendo.
Nick Kent Liberation
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L'auteur compositeur interprète américain sera le 6 mars à Paris pour défendre son cinquième album, "Nashville", qui mêle des mots mélancoliques à une musique pleine d'allégresse.

Toute la musique qu'on aime vient de là : la ligne New York-Liverpool ouverte au milieu des années 1960. La connexion magique entre le folk dylanien et la pop des Beatles, entre la puissance du verbe et celle de la mélodie. D'elle découlent directement les Byrds ou la vague des singers-songwriters des années 1970 qui régnait alors sur les ondes des radios.

Et plus lointainement Josh Rouse, chanteur-guitariste encore confidentiel, sauf pour la critique. Il y a trente ans, il serait peut-être devenu une vedette, mais les canons esthétiques ont évolué. Son caractère - aimable mais introverti - ne l'aidera pas non plus à se faire une place au soleil. Le musicien préfère évoquer les aînés qu'il admire (Neil Young ou Bob Dylan) et échanger des références discographiques plutôt qu'analyser la banalité de son parcours ou vanter les vertus de son album, Nashville, qu'il défendra avec son groupe le 6 mars à Paris.

Le titre est délibérément trompeur. Si l'on trouve ici des traces tangibles de country, Nashville résonne surtout comme un adieu à "Music City", où Josh Rouse a vécu pendant sept ans, autant qu'à une femme. Il ne s'épanchera pas sur ses difficultés sentimentales, laissant à ses chansons le soin de parler pour lui - les crève-cœur Streetlights et Sad Eyes. Chez lui, l'humeur est country (les histoires d'amour doivent nécessairement mal finir) mais le vecteur est la pop anglaise.

La beauté de son art tient dans le contraste entre la mélancolie des mots et l'allégresse de la musique. En cela, il a parfaitement retenu la leçon des Smiths. Sur Nashville, Winter in the Hamptons passe pratiquement pour un plagiat du groupe de Manchester : "Le jeu de guitare de Johnny Marr m'a en effet énormément influencé."

Josh Rouse s'est attaché à cerner une ville, après avoir tenté de décrire une année dans 1972 (celle de sa naissance), une merveille dans la catégorie blue-eyed soul, la soul music blanche. Le chanteur y assumait pleinement son parti pris rétro, citant Carole King après avoir consacré une chanson à Marvin Gaye. Il persiste et signe : "Il n'y a rien de plus triste qu'un disque dont vous êtes incapable de retenir une chanson, ce qui est, hélas, fréquent aujourd'hui. Je n'y peux rien, je préférerai toujours Another Side of Bob Dylan à la plupart des albums contemporains."

LES BUVEURS DE BIÈRE

A 32 ans seulement, Josh Rouse accomplit, grâce à son producteur Brad Jones, un impressionnant parcours depuis ses débuts en 1998. Dressed Up Like Nebraska se plaçait alors sous la bannière d'un folk-rock austère et son titre lui avait valu de nombreuses explications : "A l'époque, je n'avais même pas écouté Nebraska, de Bruce Springsteen. Depuis, c'est devenu l'album que je préfère de lui."

Entre la star du New Jersey et le petit gars du Midwest, on décèlera pourtant des points communs dans l'écriture. A commencer par ces tranches de vie narrées de manière quasi cinématographique. "On a aussi comparé mes paroles aux romans de Raymond Carver, mais je ne l'ai jamais lu. Pour Bruce, c'est moins étonnant, nous avons tous deux grandi dans des petites villes au milieu de gens ordinaires". Après le divorce de ses parents, Josh Rouse a bourlingué du Dakota du Nord à l'Arizona et de la Californie à la Géorgie. Dans des localités où il n'était pas à sa place entre "les buveurs de bière et les amateurs de football américain". Depuis, suivant Kerouac, il a choisi la route.

Bruno Lesprit Le Monde
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Josh Rouse


un concert très attendu
acoustique, exclusive, exceptionnel et très chaud
special guest
Tim Keegan
lundi 14 & mardi 15 juin 2004
Hotel du Nord

Le site de JR

Nouveau CD "1972" Ryko

Grand nouvelle ces deux concerts solo de Josh Rouse.
Ca fait trois ans que j'essai de faire un concert acoustique avec Josh…
l'année dernière j'ai pu réunir Willard Grant Conspiracy et Josh avec son groupe au Café de la Danse… Café de la Dense plutôt avec autant de bonne musique le même soir ! Donc je suis ravi qu'il revient tout seule (ou presque) pour deux soirs en toute intimité en compagnie de son ami de Nashville Tim Keegan qui est Anglais et habite Paris.

“ce marginal revendiqué, ennemi de l'esbroufe, a rapporté une dizaine de chansons enchantées, entre folk et country rock, toutes d'une magnifique simplicité."
l'Express

"l'un des chantres modernes de l'americana."
Magic !

"l'une des personnalités les plus attachantes de la pop-folk indie américaine."
20 Minutes

"parvient comme par miracle à faire du neuf avec du vieux."
Zurban

"rarement la chanson américaine pour adultes n'aura semblé
aussi fraîche et inspirées."
Le Monde

"impressionne tranquillement une audience culte… 
possède une voix nonchalante qui sied parfaitement
aux sentiments qu'il exprime dans ses paroles."
Libération

"pop rutilante et savante…. Une magnifique collection de pop mélodique
et plaintive… encore un grand songwriter."
Télérama

"ressort la recette inaltérable et intemporelle des ballades pop à trois accords
et enchaîné
avec une facilité presque déconcertante."
Inrockuptibles

"passionant songwriter…. S'est imposé en une poigné d'albums mélant à une influence country-folk évidente les accents graciles et les mélodies de la pop."
Aden


Josh Rouse

&
Willard Grant Conspiracy

jeudi 18 septembre 2003
en concert au

Café de la Danse

Que faire quand Josh et Willard Grant sont en tournée pour promouvoir deux excellents nouveaux albums et les deux groupes n'ont qu'une seule date quand ils peuvent jouer à Paris ?
Les réunir tous les deux sur la même affiche pour une soirée qui s'annonce exceptionnelle.
Il s'avère que Josh et Robert Fisher (éminence grise de WGC) sont des amis de longue date, ayant pu se côtoyer sur le même label et sans doute leurs chemins se sont croisées lors de leurs tournées.
On sait pas encore si c'est la première fois qu'ils jouent sur la même scène, la même soir,
mais c'est certain que ça s'est jamais produit à Paris avant.
Encore un concert inédit comme on les aime!

Nouveaux CD's
Josh Rouse "1972"

fip le site

1972 de Josh Rouse

Depuis la fin de la décennie précédente, Josh Rouse, chanteur-compositeur basé à Nashville, impressionne tranquillement une audience-culte (soit limitée mais fervente) conquise par une trilogie d'albums restés confidentiels. Si une quelconque justice existe en ce bas monde, sa quatrième livraison, 1972, sera celle qui lui vaudra enfin de récolter les faveurs d'un public plus vaste. Rouse, né en 1972, souhaitait inclure dans ce nouveau CD le maximum d'influences musicales émanant de cette période, aidé dans cette entreprise par le producteur Brad Jones. C'est pourquoi un titre comme James (sur les tourments d'un jeune homme en compétition avec ses collègues) exsude un groove samba/jazz évoquant irrésistiblement celui du classique de Steely Dan, Do It Again, tandis que d'autres chansons distillent la grâce funky d'un vieux hit d'Al Green. Rouse possède une voix nonchalante qui sied parfaitement aux sentiments qu'il exprime dans ses paroles. Mais ce sont les splendides arrangements qu'il a concoctés avec Jones pour ces impeccables chansons qui font de 1972 l'une des sorties les plus séduisantes de cette rentrée. Egalement inclus dans le package : un documentaire DVD intitulé Fact/Fiction. Nick Kent Liberation 5/9/2003
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"Une Superbe reussite." Inrockuptibles
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4ème album chez Rykodisc pour le songwriter américain Josh Rouse qui a souhaité remettre en avant une certaine pop rock que l'on trouvait au début des 70's. 1972 est justement à la fois son année de naissance, celle de sa guitare préférée : une Télécaster avec laquelle il a pratiquement tout composé, et le titre choisi pour ce disque.
Nous nous étions émerveillés de ses précédentes réalisations (Home, Under Cold Blue Stars), nous retrouvons ici ce même sentiment bien que l'ambiance soit un peu moins intimiste. Il se dégage toujours beaucoup de douceur qui n'est pas sans rappeler les grandes heures de la West Coast music.
Les compositions, enregistrées dans son studio personnel, sont de toute beauté : Come back (light therapy), Love vibration, James... et mélangent pop, folk, rock dans une parfaite symbiose, assez calme, qui rappellera à certains des sonorités qui semblaient oubliées à tout jamais. Parfois une trompette ou une flûte font leur apparition dans le lointain. Josh glisse aussi une ballade colorée de gospel qui a pour titre Sparrows over Birmingham.
Comme pour ses prédécesseurs, on regrettera que ce disque ne contienne pas quelques pistes en plus, tant la qualité est au rendez-vous. Josh s'est adjoint pour mettre en valeur ses compositions l'aide du musicien producteur Brad Jones qui a su capter le feeling créé par le multi instrumentiste chanteur et ses musiciens (Curt Perkins, Marc Pisapia et Hags).
Délectez-vous de cet album superbe d'un bout à l'autre, profitez-en aussi pour redécouvrir ses autres disques et courez le voir en concert où il se montre particulièrement à l'aise. Zicline
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Willard Grant Conspiracy et Josh Rouse, 18/09/2003, Café de la Danse (Paris).

Ce soir là, le Café de la Danse affichait une ambiance folk rock pour ce concert unique de John Rouse. La première partie fut assurée par Willard Grant Conspiracy avec une musique parfois percutante et parfois relaxante, toujours dans la pure tradition de ce groupe de Boston toujours là pour nous surprendre. Ils ont d’ailleurs eux mêmes du mal à définir leur musique, ce qui en fait est assez normal puisque ce groupe a un cachet très personnel, qui nous à séduit par sa créativité et sa spontanéité.

Si la musique de Josh Rouse peut être aussi qualifiée de folk rock, le style est néanmoins assez différent de ce qu'on a l'habitude d'entendre. Sa voix transcende et le personnage est très attachant et communique avec son public, malgré la barrière de la langue.

Sa musique éclectique dans un style folk rock était soigneusement entrecoupée de belles mélodies parfois très californiennes dans l'esprit, dans la lignée d’un Greg Guidry aujourd’hui oublié. Il nous a séduit avec notamment cette superbe reprise de Dirty Job de Steely Dan, ainsi qu'avec de nombreuses chansons extraites de son dernier album 1972 avec des musiciens vraiment heureux et motivés de faire partager leurs émotions.

Les connaisseurs ne s’y sont pas trompés le déplacement au Café de la Danse valait vraiment le détour pour cet unique concert français.

Joel. http://www.zicline.com/showtime/jrouse.htm