Jack Williams
![]()
en concert à l'Hôtel du Nord
Mardi 4 Decembre 2001
Vous pouvez écouter Jack live en Angleterre en cliquant sur
http://www.bite-myfoot.co.uk/mspin/mspin.html
![]()
Avant d'être le grand songwriter que nous connaissons aujourd'hui, Jack Williams est tout d'abord un musicien complet. Il apprend l'ukulele à 4 ans, le piano à 6, le violon à 9, la trompette à 10 et enfin, pour notre plaisir immédiat, la guitare à 15 ! Plus tard, il jouera avec John Lee Hooker, dans des orchestres de R&B et de rock n' roll, se produira et écrira des arrangements pour des big-bands et même des pièces pour guitare classique !
Habitué à voyager au gré des affectations de son père, officier de l'armée américaine, Jack ne quitte jamais vraiment la route. " En 1970, je suis parti au volant de mon van, sans domicile, sans dette et sans obligations ". Et il traverse le pays de part en part, joue dès qu'il en a l'occasion, s'arrête pour admirer le vol d'un aigle ou discuter le bout de gras avec ses compagnons de rencontre, pendant que tombent les royalties d'un hit enregistré par Tom Jones en 1980 (" We're Wasting Our Time " sur Tom Jones Country) !
Malgré seulement cinq albums au compteur, dont trois seulement sont disponibles en CD (Dreams of the Song Dog, Across the Winterline et Eternity and Main), Jack Williams n'en est pas moins un songwriter extrêmement prolifique : " En 1979, je me produisais en duo à Savannah, Georgie, six soirs par semaine et je devais me taper une heure de route pour rentrer chez moi. En deux semaines, j'avais écrit une quinzaine de chansons ! ".
Jack connaît la musique et aime les musiciens tels que son southern friend Larry Jon Wilson, Mickey Newbury qu'il accompagne sur le somptueux Nights when I'm Sane, David Olney, Willis Alan Ramsey ou encore Jesse Winchester. Accompagné depuis août 1973 par sa fidèle Martin D-35, Jack Williams dresse un panorama complet de la musique américaine, pétri de blues (Eternity & Main, Mama-Lou), de folk (Blow me Down again), de gospel (Give it to the Rich Man), de country (Playing on the Runway) et d'une once de rock (You're the one).
Écrite sur un coin de table à la mort de James Dickey, The Old Buckdancer's Gone est un chef d'uvre de finesse rythmique et un vibrant hommage à ce guitariste et poète auteur du roman Delivrance paru en 1970.
L'immense Mickey Newbury dit de Jack qu'il est un " trésor national américain ". Quel meilleur endroit que l'Hôtel du Nord pour cette rencontre monumentale et historique !