In ConcertDan Bern
+ the IJBC
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dimanche 18 mai 2003
à l'Espace Jemmapes
+ special guest
Chris Kenna
Voici la chronique de Hervé Oudet des concerts de Dan en juin 2002 à l'HdN.
Place à la tornade Bern ! Ça démarre doucement par un morceau écrit le jour même, moitié anglais-moitié français !, suivi de Black Tornado. Dan Bern est un caméléon, un vrai folksinger qui renifle l'air du temps et en sort une chanson désopilante (A peach in Paris) ou poignante (God Said No), capable de chanter en yiddish (Morning in LA), de se marrer en faisant mine de ne pas se souvenir du nombre de buts marqués par les Bleus en coupe du monde (New American Language) et de rendre hommage à ses influences : The Fifth Beatle narre l'arrivée de Yoko au sein du groupe et le remplacement de Lennon en 82 par successivement Costello, Springsteen, Dylan et Young, convoqués pour une imitation en règle qui a plié Elliott Murphy en quatre ! Inoubliable !!! Pendant deux heures, Dan Bern a puisé dans son vaste songbook : Famous Painter, ou l'art de trimbaler un pinceau et un vieux chevalet pour mieux déshabiller les femmes, Oh Sister, Rome, Wasteland avec changement de capodastre en cours de route, Marylin (que serait-il arrivé si Marylin avait épousé Henry et non Arthur Miller???), Chelsea Hotel, Jerusalem, Thansgiving Parade et même une chanson drôle (si, si !) sur les attentats du 11 septembre. Si une telle approche peut paraître étonnante de la part d'un fils d'émigrés juifs lithuaniens, cette chanson met en évidence le sens de la dérision de Dan Bern, qui ramène la plus grande catastrophe qui ait frappé le territoire américain au massacre des indiens et aux millions de victimes de l'esclavage Mais à ceux qui doutait de son " patriotisme ", ce natif de l'Iowa établi au Nouveau Mexique balance They don't got baseball démontrant que malgré des avantages incontestables (ses blondes suédoises, les Champs Elysées, Monte Carlo ou les Ferrari), le Vieux Monde ne connaîtra jamais le plaisir du baseball CQFD ! le retour de Dan Bern est prévu pour l'automne. A ne pas manquer, évidemment !
En Concert
Aux Étoiles
61 rue du Château d'Eau Paris 10
Lundi 7 Octobre 2002"Ce sympathique trublion doublé d'un superbe compositeur, digne héritier des Woody Allen et
autres Marx Bros . A découvrir d'urgence." Compact"Un des rares chanteurs, avec Steve Earle peut-être, à avoir fait de la country électrique au format Dylanien, une belle chose, mélancolique ou enjouée, selon les jours., un troubadour surdoué et drolatique." Libération
"Parfois comparé à Lenny Bruce pour son humour décapant mais sa véritable spécialité, c'est cette faculté de raconter des histoires tranches de vie livrées avec une faconde proche d'une certaine idée de la littérature américaine." Aden
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Hotel du Nord
24 & 25 Juin2002