Dan Bern
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Lynn Miles
Lundi 24 & Mardi 25 Juin 2002Tout le monde en parle de Dan Bern. Son nouveau CD produit par Chuck Plotkin (Dylan/Springsteen etc.) fait fureur aux Etats Unis et en Grande Bretagne. Comme pour Ryan Adams et Mary Gauthier ce premier concert à Paris sera un événement exceptionnel dont les gens vont en parler pendant longtemps! Si Bob Dylan s'est inspiré de Woody Guthrie à ses débuts Dan, 40 ans plus tard, s'est inspiré de Dylan, (comme tant d'autres) seulement les petits clins d'il qu'il fait au Zim sonnent juste et il les fait uniquement quand et comme il le faut. Dan est un grand talent à découvrir, intelligent, turbulent, émouvant et drôle.
Lynn Miles est une jeune Canadienne qui enregistre pour Rounder records. Encore une artiste drôle et captivante elle a une superbe voix et joue de la guitare merveilleusement bien. Nouveau CD "Unravel"
"Lynn makes being forlorn sound like a state of grace." Jon Pareles , New York Times
Quelle claque ce concert!!!
Une véritable tornade!!!
Les photos sont sur le site de Hervé Oudet http://www..mysongwriters.com.Voici la chronique de Hervé Oudet des concerts de Lynn & Dan en juin 2002 à l'HdN.
Face à l'impossibilité de choisir entre le prolifique songwriter et la belle canadienne, Karel Beer a décidé de les associer à son programme de la fin juin. Et évidemment personne ne s'en est plaint ! Lynn Miles, ex-compagne de Fred Eaglesmith, était accompagnée de Keith Glass, guitariste/mandoliniste du groupe canadien Prairie Oysters. Ensemble, ce duo apporte une dimension extraordinaire à des chansons bien foutues mais qui à mon sens manquent un peu de relief en studio. Sur scène, Lynn dégage une très forte émotion, et sa version de You don't love me anymore a laissé le public sans voix. Un picking aérien pour une mélodie somptueuse et des paroles haute sensibilité, la grande claque ! Parmi les autres perles, j'ai particulièrement apprécié Sunset Boulevard et Unravel, title track de son dernier album.
Après l'émotion, place à la tornade Bern ! Ça démarre doucement par un morceau écrit le jour même, moitié anglais-moitié français !, suivi de Black Tornado. Dan Bern est un caméléon, un vrai folksinger qui renifle l'air du temps et en sort une chanson désopilante (A peach in Paris) ou poignante (God Said No), capable de chanter en yiddish (Morning in LA), de se marrer en faisant mine de ne pas se souvenir du nombre de buts marqués par les Bleus en coupe du monde (New American Language) et de rendre hommage à ses influences : The Fifth Beatle narre l'arrivée de Yoko au sein du groupe et le remplacement de Lennon en 82 par successivement Costello, Springsteen, Dylan et Young, convoqués pour une imitation en règle qui a plié Elliott Murphy en quatre ! Inoubliable !!! Pendant deux heures, Dan Bern a puisé dans son vaste songbook : Famous Painter, ou l'art de trimbaler un pinceau et un vieux chevalet pour mieux déshabiller les femmes, Oh Sister, Rome, Wasteland avec changement de capodastre en cours de route, Marylin (que serait-il arrivé si Marylin avait épousé Henry et non Arthur Miller???), Chelsea Hotel, Jerusalem, Thansgiving Parade et même une chanson drôle (si, si !) sur les attentats du 11 septembre. Si une telle approche peut paraître étonnante de la part d'un fils d'émigrés juifs lithuaniens, cette chanson met en évidence le sens de la dérision de Dan Bern, qui ramène la plus grande catastrophe qui ait frappé le territoire américain au massacre des indiens et aux millions de victimes de l'esclavage Mais à ceux qui doutait de son " patriotisme ", ce natif de l'Iowa établi au Nouveau Mexique balance They don't got baseball démontrant que malgré des avantages incontestables (ses blondes suédoises, les Champs Elysées, Monte Carlo ou les Ferrari), le Vieux Monde ne connaîtra jamais le plaisir du baseball CQFD ! le retour de Dan Bern est prévu pour l'automne. A ne pas manquer, évidemment !